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AG de la MBG avec Alan Roura

Les métiers techniques, entre houle et vents favorables

La Métallurgie du bâtiment (MBG), qui comptabilise 450 entreprises membres issues des métiers techniques du bâtiment, a tenu son assemblée générale dans ses locaux le 28 juin dernier. Une fois la séance levée, les participants ont été conviés à naviguer sur les mers du globe le temps d’une conférence donnée par le jeune navigateur Alan Roura. Frissons et exploits étaient à l’ordre du jour! A noter que le héros genevois avait aussi enthousiasmé l'G de la SG/SSE, dont il est question en page 22.

Piqure de rappel: la MBG (Métallurgie du Bâtiment Genève) défend les intérêts des professions qu’elle représente, accompagne la santé et la sécurité au travail, soutient et encourage la formation. Son président Stéphane Dentand rappelle que les dossiers à traiter lors des négociations paritaires sont nombreux et portent sur des sujets parfois épineux, tels que l’augmentation des taux de cotisation de la contribution professionnelle et des frais d’exécution des contrôles, les revendications salariales du syndicat Unia, ou encore la convention collective de travail. A noter l’arrivée officielle en début d’année de Suissetec (association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment, sanitaire ferblanterie Genève), qui en la rejoignant «renforce la MBG dans sa fonction de Maison des métiers techniques du bâtiment». L’année 2017 a été marquée par la création d’un poste de Secrétaire paritaire à la CPMBG (nouveau site internet: www.cpmbg.ch), occupé par Sylvain Lehmann, et l’engagement d’un nouveau secrétaire général de la MBG en la personne de Cédric Vincent.
Toujours en attente de validation, la modernisation du logo à venir signerait une nécessaire actualisation du nom; le mot «métallurgie» disparaîtrait et l’intitulé deviendrait:  «Métiers techniques du bâtiment». 

Formation et défense professionnelle en première ligne
Avec trois centres de formations à Genève (la Gravière, le CIEG et le FIS), les associations de la MBG jouent un rôle déterminant dans la formation. Quelque 600 apprentis sont ainsi formés chaque année: «Ne l’oublions pas, former des apprentis, c’est assurer la pérennité de nos entreprises en garantissant un travail de qualité fait par des professionnels». Du coté des CFC électriciens, la mise en place à la rentrée scolaire dernière d’un tronc commun entre le CFC d’électricien de montage et celui d’installateur électricien permet à ces deux disciplines «une mixité des savoirs valorisante», a précisé le président.
Chaque année, une entreprise genevoise est récompensée pour son implication et la qualité de son encadrement dans le processus de formation. L’entreprise Troger SA a ainsi été élue meilleure entreprise formatrice 2016 du pôle Construction, succédant à Félix Badel & Cie, récompensée en 2015. Toujours dans l’idée de maintenir et développer les compétences de chacun des collaborateurs au sein de l’entreprise, la MBG a redit son engagement auprès des établissements d’enseignement, pour encourager et faciliter l’accessibilité aux formations continues et supérieures.
Sur le terrain, la MBG plaide en faveur du projet de création d’une Concession eau, mène un lobbying politique au niveau cantonal et romand dans le but de combattre la concurrence déloyale des fournisseurs d’énergie et appuie les démarches des entreprises en désaccord avec la révision de la loi sur les marchés publics, jugée préjudiciable.

Alan Roura, un ferblantier sur les cimes des océans
C’est avec l’incroyable récit du plus jeune navigateur ayant pris le départ du Vendée Globe que la séance s’est achevée, captivant l’audience et suscitant émotion et admiration. Alan Roura, en bouclant son premier tour du monde en solitaire en 105 jours, a tenu en haleine un public suisse (et international) très attentif et complice de ses exploits jusqu’à la ligne d’arrivée. «J’ai trouvé dans cette course tout ce que j’étais venu y chercher: adrénaline, joie, peur…», a commenté l’intrépide aventurier. Diplômé en ferblanterie comme son père, il a parcouru les mers et les océans avec sa famille dès son plus jeune âge. L’appel du grand large est donc bien ancré dans son ADN. Rendez-vous en 2020 pour un  Vendée Globe qu’il abordera sur un tout nouveau bateau, plus performant, et avec ce moral d’acier et cette modestie qui font son charme. 

Marion Celda

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